Les Ides de mai.

La Lune éclatante et pleine trémousse un vague à l’âme. Trimballe ce corps dans l’écume de nuits agitées. Jaillit sur les joues perlées de ce visage fatigué. La marée monte en dedans qu’on ne sait plus ravaler. Le niveau monte au gosier, ça brille à la surface. Heureusement. La lumière est faible. Si la bouche s’ouvre la cécité n’adviendra. Sauf que. La source se fait torrent, force son lit, envahit les mirettes. Ces yeux éblouissent de peur, de honte, de lâcheté. Chloé fait la planche sur ces pupilles. Dessine un ange et puis se noie. Suffoque bientôt dans les abysses.

La Lune a pâli au matin, jusqu’à disparaître, emmenant avec elle les bêtises en cascade murmurées par cette idiote. Les premiers rayons ont fini d’assécher le ruisseau. Bientôt, au creux du ventre, l’eau dort tout à fait. Seuls quelques spasmes la font frémir, de temps à autre. Et lui évitent de croupir. Jusqu’aux prochaines Ides.

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~ par godschizo sur 26 mai 2013.

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