Paix relative

Alors j’enchaîne. Je me menotte aux poignets la succession des petites choses. Je comble les rifts qui creusent encore le long de mon hypothalamus. Je remplis les vides sans relâche, nivèle les aspérités jusqu’à trop lisse. Que tout y glisse, la peau de mes chagrins imperméable aux caprices de Chloé. À coups de sirops fermentés et de tâches nouvelles, de coups d’alimentaire de bonne compagnie, soigneusement j’évite l’accalmie nourrice de pourquoi lacrymal. Seul le sommeil trahit ma volonté, ces nuits perclues de rêveries absconses et souffreteuses empêchent la métamorphose de tout balayer. Des bouts du vieux moi subsistent, des morceaux neufs s’intègrent, Chloé coordonne, et peu à peu, une paix relative s’installe dans la cité qu’est devenu mon grenier.

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~ par godschizo sur 22 mai 2012.

Une Réponse to “Paix relative”

  1. Alors c’est comme ça qu’on y arrive ? J’espère que ce n’est pas le même chemin qu’empreinte la sagesse…

    Les mots sont doux, les sens sont durs. bien 🙂

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