Les égarés du siphon

Chloé continue son ménage de printemps, remanie quelques vieilleries trouvées au fond d’un carnet relié de cuir.

De Cassandre à Circé,
De tes entrailles à ta bouche,
De mes augures à ton avatar.
De ton sang mes doigts glacés,
Ton humeur je goûte,
Ce savoureux nectar.
Discours lapidaires en incise
Dans ma prose et mes hiatus.
Dans l’enfer de nos lits trop vides,
On rêve conditionnel imprécise,
Élabore d’un ensemble les us,
Évite le présent, avides.
Usés que nous sommes par les manques dévorants,
Portons à nos lèvres les baisers dont nous crevons.
Maintenant.
Et inventons.

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~ par godschizo sur 2 avril 2011.

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