Elle vous (y) prend

Et elle vous prend, vous enveloppe dans son étreinte feutrée, silencieuse, libératrice. Elle vous prend, ne vous laisse pas le choix de l’instant. Elle dérobe vos yeux aux lueurs artificielles, les tourne vers l’ailleurs où elle règne, les gorge de remords et de peut-être. Elle s’installe sur l’épiderme, dans un frisson se fait connaître. Elle étrangle votre humeur, empoigne gosier, palpitant et viscères ; remue le tout, le temps d’une valse nonchalante. Elle s’éveille lentement, vous la sentez poindre, saillante dans son écrin impalpable. Elle insiste pour vous montrer ce qui est, ce qui fût, ce qui ne sera ; ce qui serait si. Elle finit par vous endormir, à mesure que le rift s’élargit, entre là où vous vous tenez, là où vous souhaiteriez être. Elle est un cancer adorable, mères de nuits plus sereines, mais aussi moins saines. Et pour un moment ou plus, elle vous y prend.

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~ par godschizo sur 7 août 2010.

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