Shower me, with lullabies

Les berceuses, en intraveineuse. Lorsque le fossé se creuse entre désirs et réalité, je m’y raccroche. Outils pour cultiver mes envies, la mettre en mots et en images : on s’y croirait. Instruments de torture façonnant les fondations d’une folie de plus, tant pis pour la sanité de mon esprit. Consciemment, m’y perdre, savourer ce qu’elles laissent entrevoir, quitte à décupler le mal qui grandit à mesure devant mes paupières closes. Car toujours, malgré moi, les parenthèses sont plus sucrées que ce qui traîne alentour. Leur sirop dans ma gorge est addictif, une seule goutte balaie toute l’amertume ingérée en dehors. Alors je m’y complais, indéfectible rêveuse, attendant la manne qui rehaussera le goût des proses qui les entourent.

Publicités

~ par godschizo sur 2 février 2010.

2 Réponses to “Shower me, with lullabies”

  1. Rêveuse tu es, rêveuse tu resteras. Très joli néanmoins. Ca fait plaisir de te voir reprendre de l’inspiration…

  2. je fais partie de ceux qui ne sont contents que de ce qui sort dans la souffrance -_-‘

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :