Se noyer dans un (men)songe

Dès que les paupières se closent, ça gronde. Entre les tempes, ça pulse. Des soubresauts du coeur aux soupirs de langueur, ça sévit. Chaque interstice de pensée se tourne vers ça sans qu’on n’y puisse rien changer. La nostalgie de la sueur remue les pores béats, les souvenirs des tympans martèlent l’esprit sans jamais faiblir. Une mélodie qui ne se fane pas, ne meurt pas. Un songe séculaire ancré dans le moi. La raison reste muette, s’économise car elle n’y peut pas grand-chose. Juste une chimère, de quoi irriguer les nuits, l’ennui et le vague. Le risque étant de s’y perdre, (men)songe si moelleux qu’on s’y enfonce peu à peu sans remords, qu’on y perd pied sans regrets. Lorsque la conscience se réveille, il est déjà trop tard ; le moi se noie avec délice et ignore les bouées ternes et fades de la surface. Tant que le corps et le cervelet y croient à mort, cette vie parallèle en vaut la peine.

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~ par godschizo sur 14 novembre 2009.

2 Réponses to “Se noyer dans un (men)songe”

  1. Je comprends pas tout mais je suis pas très intelligent. C’est beau mais hermétique. Je lis et relis. Malaise. Je suis pas fin ou quoi. Je t’embrasse ma petite Claire

  2. c’est sans doute parce que tout est à l’impersonnel 😉
    c’est volontaire

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