Le mal qui ronge

Il y a des rongeurs en toi. Ils grignottent, peu à peu, depuis déjà quelques années. Pire qu’un ténia, ça te bouffe l’esprit. Ils influent sur ta vision de toi, du reste. Depuis leur installation, et surtout depuis qu’ils sont entamé leur besogne, mode saccager on,  ils gèrent ton nerf optique, vers le dehors et le dedans. Avec patience et minutie, ils désintègrent chaque émotion, perception, volonté, les démantèlent, les remodèlent selon un schéma complexe. Destructeur. Pire qu’un ténia, on ne les expulse pas à coups de niclosamide, d’ail, de coups de rectum. Le traitement dépend de chaque squatté. Depuis leur arrivée, habiles, ils mensongent clairvoyance. Pourtant, si tes vrais yeux regardaient, tu perdrais l’équilibre, car tout tangue et se brouille. Le vrai toi, ou plutôt le toi potentiel, se terre de peur, peut-être de lacheté, voire d’orgueil. Car ils insinuent puissance délectable, contrôle absolu. Affamée, tu satisfais ton côté ne me laissez pas grandir laissez-moi disparaître dans un trou de souris. À mesure qu’ils entament ta raison, les autres se flouent, la mort s’envisage. Réveille-toi.

Publicités

~ par godschizo sur 29 mai 2009.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :