Wish I was Forrest Gump

Les moments où j’atteins ce sentiment de sérénité et d’apaisement communément associé au mot bonheur (dans chaque langue, ce mot est un peu un dieu, sorte de prétexte rassurant pour continuer de ne pas mourir, un but ultime à atteindre) sont rares. Ils diffèrent d’un être à l’autre, mais il existe sans doute peu d’individus qui puissent se targuer d’en être submergés à chaque instant ; c’est la parcimonie de ces laps qui les rend si alléchants. En ce qui me concerne, je pense ne parvenir à ce pallier de contentement que lors de deux occasions : l’orgasme et le sommeil. L’ennui c’est que le premier est par définition intense mais court. Quant à Morphée, il me rend conscient de l’état paisible dans lequel il me plonge seulement pour quelques secondes : lorsque je me rue dans ses bras, et puis que l’on m’en arrache.

Face à ce triste constat, je cherche d’autres champs de satisfaction afin de ponctuer mon histoire. Observer le lever du soleil à travers la vitre d’un tramway, s’allonger sous la lune, s’enivrer, se défoncer… Liste d’activités à double tranchant ; l’esprit peut en ressortir détendu, tranquille, épanoui, aussi bien qu’amer, mélancolique, triste. Restent alors apprendre, se passionner ; c’est lorsque l’envie de s’instruire et de s’enflammer pour autre que moi se raréfie que la distance qui me sépare de l’idéal d’un bonheur, implanté par des béats, s’accroît.

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~ par godschizo sur 2 octobre 2008.

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