Tumeur bénigne

Il est présent, perpétuel, dans la caboche et le palpitant. L’adoré est imparfait, perclu de défauts jusqu’à la moelle. Passionnant donc. De quoi s’occuper pour longtemps. De joutes verbales en blagues douteuses, de débats société à tergiversation dépression, ça anime du plus profond. S’y coller fruit de mer au récif pour ne rien manquer. S’enivrer mots gestes son de sa voix et puis reste. Irriter phalanges et bouche sur ses joues mal rasées, respirer son parfum remplir les alvéoles et bloquer, tout garder quitte à étouffer. Tripoter bague et capillaires juste pour l’emmerder. Se glisser près de lui, chercher dans la chaleur les radiations qui font défaillir. Se blottir dans son souffle, bénir son cou alors qu’athée. Lui réserver le faible le mignon du soi, ce qu’on dissimule en public pour éviter les coups bas. Le sentir s’aggriper au ventre s’aimanter au dos expirer sur la nuque. Sombrer paisiblement, plus efficace que Morphée.

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~ par godschizo sur 30 mai 2008.

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