Ravalement des parois poreuses

Tous les bouts de peau morte qui dépassent, je les arrache. Toutes les gouttes qui dégoulinent, je les essuie. Il faut que j’apprenne. Tout laisser s’éteindre à même la peau, de soi-même, sans mon intervention. Je laisserai la sérénité m’envahir, ne soupirerai plus d’agacement, ne ferai plus la moue. Tout glissera sur moi, n’entreront que plaisir, jouissance et les autres, suintera ce qui veut bien. Ainsi, peut-être Chloé remettra-t-elle les pieds ici et s’y sentira chez elle. Je la retenais prisonnière : elle s’est éteinte d’asphyxie. Maintenant, je lui prépare un nid naturel où elle pourra si elle le souhaite continuer son chemin sinueux. Sa voix reprendra bientôt son timbre tantôt rauque, tantôt cristallin. Je la sens déjà se réinstaller, pacte neuf entre elle et moi pour ce qui adviendra, futur que je me refuse dorénavant à contrôler sans jugeotte. Espérons que les larmes s’estomperont à mesure que Chloé défera ses bagages et décorera son intérieur.

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~ par godschizo sur 7 avril 2008.

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