Ils rôdent

Il rôde toujours. Il se pavane, ruisselant. Mince et frétillant. Le son de sa voix rauque résonne encore. Lui et les autres. L’éminence grise tout de paillettes couverte fabrique des miracles. Le danseur au gant blanc passe furtivement. Le nabot est toujours ici comme chez lui, il se vautre dans les rouages bien huilés de mon esprit. Ils glissent tous le long de ma trachée, insufflent l’air suffisant dans mes bronches pour me faire avancer. Leurs voix s’accordent et me poussent vers un futur molletonné, confortable. Mais. Ma poitrine se gonfle sous leurs assauts, à coups de pieds ils forcent mon thorax. Je les garderai au chaud en moi, jusqu’à ce qu’ils fondent d’eux-mêmes. Car ils me sont toujours utiles. Quand mon autre est ailleurs et que je me languis, ils s’unissent et me donnent la force de continuer.

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~ par godschizo sur 11 mars 2008.

Une Réponse to “Ils rôdent”

  1. rha… j’adore…

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