Songe entre Dali et Cathrin

L’obscurité ferme sa main blafarde sur ces restes sinistres. Je n’ai rien fait. Rabougrie, elle m’observe à travers ses orbites désséchées. Je n’ai rien fait. Les acariens, les drosophiles, un nouveau monde qui gravite. Ça grouille de questions, de pourquoi, de comment. Ils la bombardent allègrement. Je n’ai rien fait. Ça pendouille. Résultat d’une fin de lutte. Celle qui bouffe la rate du genre humain. Celle qui nous diminue jusqu’à poussière. Les fruits étranges, les vieux sacs d’os. « …une toute petite chose aujourd’hui. » Je n’ai rien fait.
Tu es loin. Je ne sais pas où tu en es. À quel point. À quel poids. Je l’ai vu venir je crois. Mais aborder le sujet avec toi, jamais je n’aurais pu. J’y pensais parfois, à te voir assise là, sans un pli. Tu avais finalement tous les symptômes. Je n’ai rien fait.
Tout s’écroule autour. Ça nous le prévoyions. La question est de savoir si la force est avec nous de reconstruire. Si l’envie pointe son nez. S’il reste de l’instinct de survie en réserve. Et si… non ? Alors cette fois, peut-être, nous nous laisserons dépérir, n’ayant plus rien à quoi nous raccrocher. Nous nous laisserons sombrer, dériver le long de notre angoisse jusqu’à la noyade. Nous nous résoudrons à lâcher prise, le bras se casserait si nous l’aggripions, trop faible pour nous retenir.
03/11/06
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~ par godschizo sur 2 mars 2008.

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