Pleutrerie quand tu nous tiens

Le soporifique s’invite en puissance,
Valium m’impose l’indolence.
Moi s’échappe de moi,
Ne pas succomber au coma inoculé.
Moi laisse en arrière ce corps poids lourd,
D’un pas léger, rond de jambe et arabesque,
Vers une chimère maintes fois mâchée :
Sa saveur ne connaît pas l’altérité.
Bande originale du moment,
Personnage sublime débarque,
Armée d’arguments envers et contre toute morale :
Ô puritanisme, ô cloisons cérébrales,
J’invoque les totems poudrés
Ongles peints bouche brillante,
Donnez-lui la force d’être elle.
Seulement Moi est Danaïde :
L’âme désemplit sans cesse.
Seulement Moi est Prométhée :
Ce foie pétri d’influences repousse
Malgré les assauts du sauveur glamour,
Bannières ovaires croisés pénis flottant dans son dos.
Ah, cette échine, cette nuque délicate peau veloutée
Je ne la vois que trop,
Chaque fois qu’il s’en retourne,
Déçu, dans mon âme assommée.
J’aimerais être capable de tremper ma plume dans son encre :
Pleutrerie quand tu nous tiens.

02/05/07
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~ par godschizo sur 2 mars 2008.

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