Microcosme sublime en perdition

« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. »

Chaque matin, je traverse un cimetière. Les cadavres sont à vue, fosse commune blanchie par le froid, maccabés en décomposition. Champ de bataille peuplé de laissés pour compte. Certains remuent encore, grands brûlés agonisants cherchant billet pour un après. Ils rampent à mes pieds, rougeoyant blessés, et m’implorent : les achever. Alors je leur offre la mort. Je sens leurs corps craqueler sous ma semelle, leur dernier souffle est soulagement.
Chaque matin, je traverse un cimetière. Jonchent les allées, les berges, ces feuilles en fin de vie, crevant sous le gel. Jamais je n’aurais cru sentir telle beauté ailleurs qu’à l’endroit où l’automne jouxte l’hiver.

16/11/07
Publicités

~ par godschizo sur 2 mars 2008.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :