Magnets dans le frigo

Une mèche brune caresse,
Délicatement,
Son épaule dénudée.
Tandis qu’elle stimule,
Fiévreusement,
Les cordes de la contrebasse,
Je m’approche de sa nuque,
Respire son parfum.
Elle clot ses paupières,
Serre son instrument
Plus fort contre elle.
Le corps de bois verni
Semble se mouvoir
Sous l’assaut de ses doigts :
Amants.
Je pose mes mains fines
Sur ses clavicules saillantes,
Sens sa peau frissonner.
L’opéra est vide,
Gigantesque salle froide
Où résonnent les sons graves
Qu’elle émet intuitivement.
La quiétude du lieu
Exalte le magnétisme tentant.
Je me penche vers son oreille,
Continue de m’enivrer.
Qu’elle fonde,
Lâche son archet,
M’étreigne.

11/09/07
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~ par godschizo sur 2 mars 2008.

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