La prise de conscience qui navre

Entiendo. Comme lorsque mon institutrice de petite section m’a demandé de faire sortir la souris du labyrinthe, de lui indiquer lui chemin avec mon crayon. J’ai tracé une ligne droite de l’entrée à la sortie.
« Mais non Claire, il y a des murs, tu ne peux pas les traverser ».
Oui j’avais bien compris. Mais c’était que du papier, alors pourquoi m’emmerder. Y avait pas de souris, et le chemin le plus rapide c’était le vol d’oiseau. C’était pas réel alors pourquoi se compliquer la vie.
Pourtant, Kévin. Paraît que Maman m’a emmenée chez le médecin après que la maîtresse lui ait fait part de ses inquiétudes :
« Mais Claire n’a pas de petit frère. »
« Ah, pourtant elle en parle sans arrêt. »
On m’a demandé de dessiner ma famille et Kévin n’était pas inclus. Je n’étais donc pas si perturbée, je faisais la différence. Même s’il fallait lui garder une part à table, je connaissais les limites.
Entiendo donc. J’ai un souci de cloisons. Dans ma tête, moi survole le labyrinthe. Pas besoin de se poser puisque c’est dans mon esprit. Je peux faire des sauts d’une connerie à l’autre. Seulement parfois je crois de nouveau aux parois, et voilà que je me cogne. C’est de là que vienne mes bleus, je heurte les tables basses et les reliefs de mon système limbique. Navrant.
06/11/07
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~ par godschizo sur 2 mars 2008.

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