Boulet qui roule n’amasse pas frousse

Le blanc des yeux boursouflé de fatigue. La tête, dans le coton, ne tient plus qu’à peine sur la nuque endolorie : cette caboche ne pense plus qu’au ralenti. L’estomac crisse famine, jamais rassasié cet ogre répugnant. Vis dans les tempes, lobotomie bienvenue : figer le flux des idées négatives, des idées tout court. S’embourber avec plaisir dans un désertique vertige et mouvant, s’enfoncer dans le matelas tendre du ne plus réfléchir. Mettre à mal pessimisme, idolâtrie, rires gras et autres cochonneries.
Clap clap clap le rideau rouge lève le voile sur cette imposture. Obsessions partagées ou inoculées ? Bon usage du mot liberté ou bien influence mal évaluée ? Être ou ne pas être soi, telle est bien la question. Schizophrénie pathologique, envisagée, incubée, rêvée. Toujours tout fonction de l’autre, ce qu’il penserait alors même qu’il a tort, est mort et/ou n’a que faire de notre sort. Juste au cas où pour ne pas passer à côté mais bien lui rentrer dedans. Vivre pour soi se résigner à : être perdu se rendre compte de. Même si risque que d’écorchure, rattraper l’autre et s’y aggripper : être boulet plus facile que d’en traîner.
18/02/07
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~ par godschizo sur 2 mars 2008.

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