Les chênes et le roseau
Chloé baisse le ton, murmure. Je suis Alice, j’ai tout bu absorbé mais au contraire de l’éponge je rétrécis. Je plie mais ne romps pas. Encore. Parce que. Dans mon oreille se déversent leurs larmes, dégoulinent dans mon cou, perlent de mes doigts. Leur douleur s’accumule sur ma peau, pénètre poignards dans ma chair et je souris. Lourde de leur souffrance, je peine enkylosée, des maux plein la gorge en pelote sournoise. Ça occupe tout l’espace, Chloé s’est réfugiée dans un coin, fœtale. Chaque pas un effort, ne pas s’effondrer sous le fardeau. Chercher les outils qui endorment un moment. En user, en abuser. En attendant qu’ils couvrent leur géhenne de solutions et de mieux-être. Espérant que cela ne dure, car mes rotules sont vulnérables.




un beau texte j’aime….
Je verrais bien CHloé en Bd avec un dessinateur un peu barré mais aux dessins classe
Pour voir à quoi ça ressemble une « pelote sournoise » entre autre …
Je rêve d’un orifice pour faire suinter tout ce qui grouille et rampe à l’intérieur. Joli anyway…