Moustiques et diptères
Les loupiotes en moustique qui s’effritent ; du flou sur l’objectif. Remuer la bile d’antan dans le gosier, sous la luette ça reflue nauséabond.
Chloé est toujours là une poussière au coin de l’œil dans les remous de mon enfer il est quelqu’un qui pisse sous moi au soir d’une Lune vermillon elle sait signaler sa présence prégnante en son grenier elle dépoussière elle range un peu dans mes limbes chuchote des évidences murmure des insomnies déraisonnables qui lacrymalent trop à mon goût dans les fraîcheurs des nuits nantaises lanterne rouge qui vacille l’éthanol ce venin doux donne à Morphée les petits filles pleurent du saindoux les larmes épaisses cirent leurs joues jusqu’à trépas plus un souffle au cœur amonceler regrets et peurs les bris de verre aux écoutilles dans la chaleur de mon larynx s’allongent doucement anges et diptères ces mouches à merde se repaissent des abysses de leurs sphyncters car si les angelots n’ont pas de sexe rien n’est dit sur leurs faux derches l’atmosphère se resserre et le jukebox entre mes tempes brouillent la prose des vers.




Il n’y a de bonne intimité que crépusculaire.
[Michel Tournier]