Hole to feed
En réponse à l’article de River, une semaine après le jour béni, bien qu’il ne soit toujours pas digéré :
Après l’ascenseur émotionnel (la place argentée perdue au milieu de mes papiers de banque, les larmes, et puis la joie), les heures sur la route (plus que prévu mais au moins on apprécie d’autant plus le fait d’arriver à bon port), une soirée arrosée en compagnie de mes iutiens adorés, 6 h d’attente sous la canicule devant le stade à jouer à “il ou elle”, la bousculade à l’ouverture des portes, l’insertion dans la fosse, M83, la ola, les dernières minutes…
J’étais là. Ou pas. J’applaudissais, bougeais les bras, les hanches. Je chantais, le sens du texte et son pouvoir étaient décuplés. Je fermais souvent les yeux, bien sentir ce que ça faisait. Tellement énorme qu’on n’y croit pas. Je n’ai jamais aimé les églises, mais les messes de ce genre j’y mourrais volontiers. J’aurais voulu suspendre chaque seconde, savourer chaque détail. Les morceaux s’enchaînaient, trop vite. Beaucoup d’instants, sur chaque chanson j’aurais pu m’effondrer. Le palpitant et l’estomac ont tenu, de peu. In your room a failli m’achever, et puis non. J’ai pris part au champ de blé. J’ai scotché sur les projections corbijniennes. Et puis, plus rien. Mon enveloppe est sortie du temple, mais mon esprit s’est figé. L’impression de ne pas avoir été là. Scindée en deux. Quelque chose de moi y était, le sait bien, s’est délecté. Je me suis regardée vivre/mourir pendant plus de 2 h. Un goût de trop peu. Retourner au quotidien après avoir enfin été. Mélancolie.
J’ai d’ailleurs pris la mesure depuis. Je constate à quel point nous sommes peu. Fervents, sensibles à ce point à ce que beaucoup considèrent comme du récréatif, du superflu. Il ne s’agit pas de sombrer dans l’hystérie à chaque fait ou geste des intéressés, quels qu’ils soient. Juste de réaliser que quelque part, il existe des individus qui déposent des mots et des sons qui déclenchent une résonance en soi. Faire partie de quelque chose de plus grand. Je ne crois pas en dieu, mais j’ai foi en ça. C’est difficilement explicable à ceux qui ne le ressentent pas. Ils ne comprendront que s’ils trouvent la voix qui leur parle. En attendant, on passe pour fous et on s’en tamponne le coquillard.






Non non non ce n’est pas complet !!! Rammstein oui parcontre enfin presque apparemment. Arras… yeaha ! ça fait vraiment du bien de les voir comme cela même si le dernier album est loin d’être mon préféré en live il dépote. ( j’ai ma place pour le zénith et toi ?)
of course j’ai ma place ! ^^