Merki bien

•25 novembre 2009 • 2 commentaires

Juste parce que malgré mon incapacité à poster ces derniers temps ce blog parvient à survivre grâce à vous. Et aussi parce que je viens de jeter un coup d’oeil aux mots-clés tapés dans les moteurs de recherche donnant un lien jusqu’ici et que je me rends compte de deux choses :

- Placebo m’est fort utile pour ramener des lecteurs :)

- j’ai des lecteurs zoophiles :D

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Stunned by the look in your eyes

•25 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Je sens ton souffle sur ma nuque, tes mains sur mes hanches, tes lèvres dans mon cou. Je me délecte du parfum de tes cheveux, de la douceur de tes caresses, du goût de ta bouche. Quand nos âmes se mélangent et que plus rien d’autre n’existe, la raison s’évapore, emportant avec elle les questions vaines, les soucis chronophages, l’ennui meurtrier. À mesure que tes doigts se resserrent sur ma gorge, mes pupilles s’agrandissent, mes membres se figent, ma caboche se réchauffe. Je sens que je pars et te chéris de m’offrir une mort si lente et savoureuse.

Clouds won’t open for me

•24 novembre 2009 • Laisser un commentaire

As I lie on the floor,
I treasure the disease.
It’s growing to the core.

Hiding every pain,
Stashing all the boredom.
Yet, driving me insane.

Sweet melody playing,
Covering each worry.
As I lie it’s working.

As cosy as it seems,
It might be risky.
I’m leaving already.

Slowly burying,
I lose touch with living.
Clouds won’t open for me.

 

She

•23 novembre 2009 • Laisser un commentaire

It never helps to fight her;
She knows well how to rebirth.
Each time you look in the mirror
She’s waiting on your shoulder.

To the core, you are mine,
Try to resist,
Drink me like wine.
I was there before your mind.
Kill me… then you die.

Just hug her, she’ll soften.
She could be your master,
Guide you, be your savior.
Besides, she’ll stay forever.

Everytime you close your eyes
She’s singing at your side,
The way she speaks’s just divine:
All your dreams they come to life.
Just listen. Put the knife down.

Se noyer dans un (men)songe

•14 novembre 2009 • 2 commentaires

Dès que les paupières se closent, ça gronde. Entre les tempes, ça pulse. Des soubresauts du coeur aux soupirs de langueur, ça sévit. Chaque interstice de pensée se tourne vers ça sans qu’on n’y puisse rien changer. La nostalgie de la sueur remue les pores béats, les souvenirs des tympans martèlent l’esprit sans jamais faiblir. Une mélodie qui ne se fane pas, ne meurt pas. Un songe séculaire ancré dans le moi. La raison reste muette, s’économise car elle n’y peut pas grand-chose. Juste une chimère, de quoi irriguer les nuits, l’ennui et le vague. Le risque étant de s’y perdre, (men)songe si moelleux qu’on s’y enfonce peu à peu sans remords, qu’on y perd pied sans regrets. Lorsque la conscience se réveille, il est déjà trop tard ; le moi se noie avec délice et ignore les bouées ternes et fades de la surface. Tant que le corps et le cervelet y croient à mort, cette vie parallèle en vaut la peine.

10 jours plus tard

•11 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Voilà 10 jours que le spleen s’est installé, que l’on vit sur les dernières miettes. Finalement, je raconte.

Arrivées à 14 h sous la crachin nantais, ma cousine et moi nous installons dans la file d’attente. Clope sur cigarette pour tenter de se réchauffer, débat sur l’altruisme avec des quarantenaires fort passionnnants et sympathiques, émerveillés de voir qu’à 20 ans on peut kiffer Clash Depeche Mode et autres Doors. 17 h 30 ouverture des portes. 6 courtes vidéos diffusées pendant l’attente, on peut voter pour nos préférées sur le site off du groupe. Mais aussi la première partie, Expatriate. Une entrée rock’n'roll old school qui n’est pas sans rappeler les Eagles of Death Metal, mais qui bien vite se mélange à une pop tintée de synthés relativement agréables. Polis et reconnaissants, les australiens ont plutôt assuré, même si j’aurais préféré que le chanteur se décoiffe plus vite et n’use pas autant de ses cordes vocales. Encore 30 minutes avant de mourir. Soudain, éclipse et voix d’anges. Comme un songe. Et puis, le moment.

J’ai assisté à cinq de leurs concerts, celui-ci fut de loin le meilleur. Une cohésion entre les membres du groupe. Steve, un batteur expansif rythmant le concert par ses jets de baguettes et ses sourires ultrabright. Stef a retrouvé l’usage de ses zygomatiques et se tord dans tous les sens, occupe l’espace scénique, descend à notre niveau, pour notre plus grand plaisir. Malgré quelques problèmes techniques en début de concert, tous les autres musiciens, Fiona, Bill et Nick, assurent. Et puis le nain. Sa voix bien déployée, ses sourires (si si ça pique au début mais on s’y fait), ses manières et son regard perçant.  Ils étaient avec nous, n’avaient pas l’air de s’emmerder, ils avançaient vers nous et nous faisions de même. Le public nantais est parfois long à se lancer, il faut aller le chercher : ils ont su le faire. Une setlist surtout faites de morceaux de Battle for the Sun, le dernier opus, et de Meds, le précédent que je ne porte pas dans mon coeur (mais qui malgré tout passe bien ici). Quelques tubes de Sleeping with Ghosts (Special Needs, Sleeping with Ghosts) Black Market Music (Special K) et Without you I’m Nothing (Every you Every me). Twenty Years, celle que j’attendais au tournant, version semi-acoustique à la cambodgienne (cf. concert du Cambodge sur le DVD qui accompagne BFTS). Un morceau inédit joué seulement en concert, Trigger Happy, efficace qui prend aux tripes. Les nouveaux morceaux sont encore meilleurs sur scène, ampleur et puissance décuplées. La dernière version de Taste in Men pour finir, celle qui achève de me liquéfier. Une fois les lumières rallumées, une seule envie : pleurer. J’ai beau le savoir ça arrive comme par surprise à chaque fois. Et rien que de pensr que je devrais peut-être attendre 3 ans pour avoir ma prochaine dose, que peut-être le groupe aura fait un album merdique, se sera séparé, aura recommencé à se droguer, à être insupportable, que Brian aura peut-être fait une permanente histoire de repousser encore les limites de sa capillarité… Et merde. J’en veux de suite, encore.

photos du concert :
Blog de Sandrine Laporal
Flickr de Robinet Nabab

Addict

•25 octobre 2009 • 3 commentaires

Dans quelques jours, enfin, de nouveau je savourerai les limbes de ton royaume. Tu m’insuffleras les mots de toujours  à même la gorge, et la sueur qui perlera de mon front ne sera que dévotion. Ta voix s’insinuera dans mes creux, sur toutes mes cicatrices, les exaltera jusqu’à l’os, jusqu’à la brûlure. Dans mes larmes brillera une tendresse séculaire, tandis que tes doigts rythmeront mon pouls décuplé. Submergée, je cesserai de respirer et me noierai, aveuglée par les nimbes qui peupleront mes yeux. Pour mieux renaître ensuite, et sentir la douleur de te perdre encore, exacerbée par le manque.

La douleur de toujours

•7 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Collée à mes yeux, la douleur de toujours.
Frustration.
L’envie vaine qu’au bout
Des doigts s’anime une muse
Source de divines divagations.
L’espoir indicible
D’une création perpétuelle :
Impossible.

Ashes to ashes

•6 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Parce qu’au gré des larmes invisibles que me tire le monde à travers la vitre du tram et la voix du thin white duke, je réalise que je devrais me forcer, au moins sur le papier, à poser les questions, les rhétoriques, les scenarii furtifs qui louvoient de jour comme de nuit dans la cavité qui me sert de boîte à penser. Parce que la poussière n’a fait que se déplacer sur les meubles laissés par Chloé, que quand j’y passe l’index et le porte à ma bouche, tel Proust je me souviens. Nostalgique de ses frasques, je l’appelle en silence, en volutes de détresse. Avant que l’humidité ne pourrisse le bois, réinvestis les lieux.

3615 ma vie

•21 septembre 2009 • 4 commentaires

Et voilà, comme presque tous les étudiants j’ai repris le chemin de la fac. Une trentaine d’heures de cours chaque semaine + une quinzaine d’heures de taff à côté, sans café et vitamines je ne passerai pas l’hiver. Déjà les quintes de toux m’étranglent, de vieilles copines qui ne me manquaient pas et me fatiguent. P. est à Zaragoza et semble avoir déjà fait l’expérience de la cuite à l’espagnole, C. et O. sont reparties dans leurs IEP respectifs, F. et E. taillent la route pour Dublin, O. pour Paris. Positif : je vais apprendre pleiiin de nouvelles choses avec mes nouvelles matières (management, civilisations anglaise, américaine, et latino-américaine, notamment) ; le soleil ose encore se montrer ; des câlins m’attendent de façon hebdomadaire ; un salaire essaie de remplir mon compte en banque, doucement mais sûrement ; mon Ipod fonctionne toujours ; je me tâte à voir Emilie Simon à l’Olympic, Depeche Mode à son deuxième Bercy, Placebo à Lille et Paris (3 concerts en une semaine ce serait top moumoute) ; AGLM est sur Nantes, B. aussi ; j’ai quelques projets pour les deux années à venir (6 mois en Espagne et 1 an chez les rosbiffs)…

Je vais m’accrocher.