10 jours plus tard

•11 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Voilà 10 jours que le spleen s’est installé, que l’on vit sur les dernières miettes. Finalement, je raconte.

Arrivées à 14 h sous la crachin nantais, ma cousine et moi nous installons dans la file d’attente. Clope sur cigarette pour tenter de se réchauffer, débat sur l’altruisme avec des quarantenaires fort passionnnants et sympathiques, émerveillés de voir qu’à 20 ans on peut kiffer Clash Depeche Mode et autres Doors. 17 h 30 ouverture des portes. 6 courtes vidéos diffusées pendant l’attente, on peut voter pour nos préférées sur le site off du groupe. Mais aussi la première partie, Expatriate. Une entrée rock’n'roll old school qui n’est pas sans rappeler les Eagles of Death Metal, mais qui bien vite se mélange à une pop tintée de synthés relativement agréables. Polis et reconnaissants, les australiens ont plutôt assuré, même si j’aurais préféré que le chanteur se décoiffe plus vite et n’use pas autant de ses cordes vocales. Encore 30 minutes avant de mourir. Soudain, éclipse et voix d’anges. Comme un songe. Et puis, le moment.

J’ai assisté à cinq de leurs concerts, celui-ci fut de loin le meilleur. Une cohésion entre les membres du groupe. Steve, un batteur expansif rythmant le concert par ses jets de baguettes et ses sourires ultrabright. Stef a retrouvé l’usage de ses zygomatiques et se tord dans tous les sens, occupe l’espace scénique, descend à notre niveau, pour notre plus grand plaisir. Malgré quelques problèmes techniques en début de concert, tous les autres musiciens, Fiona, Bill et Nick, assurent. Et puis le nain. Sa voix bien déployée, ses sourires (si si ça pique au début mais on s’y fait), ses manières et son regard perçant.  Ils étaient avec nous, n’avaient pas l’air de s’emmerder, ils avançaient vers nous et nous faisions de même. Le public nantais est parfois long à se lancer, il faut aller le chercher : ils ont su le faire. Une setlist surtout faites de morceaux de Battle for the Sun, le dernier opus, et de Meds, le précédent que je ne porte pas dans mon coeur (mais qui malgré tout passe bien ici). Quelques tubes de Sleeping with Ghosts (Special Needs, Sleeping with Ghosts) Black Market Music (Special K) et Without you I’m Nothing (Every you Every me). Twenty Years, celle que j’attendais au tournant, version semi-acoustique à la cambodgienne (cf. concert du Cambodge sur le DVD qui accompagne BFTS). Un morceau inédit joué seulement en concert, Trigger Happy, efficace qui prend aux tripes. Les nouveaux morceaux sont encore meilleurs sur scène, ampleur et puissance décuplées. La dernière version de Taste in Men pour finir, celle qui achève de me liquéfier. Une fois les lumières rallumées, une seule envie : pleurer. J’ai beau le savoir ça arrive comme par surprise à chaque fois. Et rien que de pensr que je devrais peut-être attendre 3 ans pour avoir ma prochaine dose, que peut-être le groupe aura fait un album merdique, se sera séparé, aura recommencé à se droguer, à être insupportable, que Brian aura peut-être fait une permanente histoire de repousser encore les limites de sa capillarité… Et merde. J’en veux de suite, encore.

photos du concert :
Blog de Sandrine Laporal
Flickr de Robinet Nabab

Addict

•25 octobre 2009 • 3 commentaires

Dans quelques jours, enfin, de nouveau je savourerai les limbes de ton royaume. Tu m’insuffleras les mots de toujours  à même la gorge, et la sueur qui perlera de mon front ne sera que dévotion. Ta voix s’insinuera dans mes creux, sur toutes mes cicatrices, les exaltera jusqu’à l’os, jusqu’à la brûlure. Dans mes larmes brillera une tendresse séculaire, tandis que tes doigts rythmeront mon pouls décuplé. Submergée, je cesserai de respirer et me noierai, aveuglée par les nimbes qui peupleront mes yeux. Pour mieux renaître ensuite, et sentir la douleur de te perdre encore, exacerbée par le manque.

La douleur de toujours

•7 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Collée à mes yeux, la douleur de toujours.
Frustration.
L’envie vaine qu’au bout
Des doigts s’anime une muse
Source de divines divagations.
L’espoir indicible
D’une création perpétuelle :
Impossible.

Ashes to ashes

•6 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Parce qu’au gré des larmes invisibles que me tire le monde à travers la vitre du tram et la voix du thin white duke, je réalise que je devrais me forcer, au moins sur le papier, à poser les questions, les rhétoriques, les scenarii furtifs qui louvoient de jour comme de nuit dans la cavité qui me sert de boîte à penser. Parce que la poussière n’a fait que se déplacer sur les meubles laissés par Chloé, que quand j’y passe l’index et le porte à ma bouche, tel Proust je me souviens. Nostalgique de ses frasques, je l’appelle en silence, en volutes de détresse. Avant que l’humidité ne pourrisse le bois, réinvestis les lieux.

3615 ma vie

•21 septembre 2009 • 4 commentaires

Et voilà, comme presque tous les étudiants j’ai repris le chemin de la fac. Une trentaine d’heures de cours chaque semaine + une quinzaine d’heures de taff à côté, sans café et vitamines je ne passerai pas l’hiver. Déjà les quintes de toux m’étranglent, de vieilles copines qui ne me manquaient pas et me fatiguent. P. est à Zaragoza et semble avoir déjà fait l’expérience de la cuite à l’espagnole, C. et O. sont reparties dans leurs IEP respectifs, F. et E. taillent la route pour Dublin, O. pour Paris. Positif : je vais apprendre pleiiin de nouvelles choses avec mes nouvelles matières (management, civilisations anglaise, américaine, et latino-américaine, notamment) ; le soleil ose encore se montrer ; des câlins m’attendent de façon hebdomadaire ; un salaire essaie de remplir mon compte en banque, doucement mais sûrement ; mon Ipod fonctionne toujours ; je me tâte à voir Emilie Simon à l’Olympic, Depeche Mode à son deuxième Bercy, Placebo à Lille et Paris (3 concerts en une semaine ce serait top moumoute) ; AGLM est sur Nantes, B. aussi ; j’ai quelques projets pour les deux années à venir (6 mois en Espagne et 1 an chez les rosbiffs)…

Je vais m’accrocher.

David Lynch

•16 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Ses cheveux partent en vrilles plus sel que poivre. Sa voix tremble avec passion. Ses doigts pianotent dans l’air en permanence, s’attendant sans cesse à saisir une idée qui pourrait venir n’importe quand. Il sait transmettre une émotion véritable en formes, couleurs, ambiances, sons, voix, cadrages, lumières, mots. Mon plus grand choc artistique est une de ses oeuvres. Depuis j’apprécie chacune de celles qu’il a pu mettre au monde, je découvre et savoure chaque particule de son travail. Il suffit d’ouvrir les yeux, les écoutilles et l’âme.

Placebo – For what it’s worth

•15 septembre 2009 • Laisser un commentaire

J-49 :)

Like a blister in the sun

•15 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Je me noyais dans les larmes
Et le soulèvement de mon âme ;
J’attendais l’envie.
Emplie de joie et de mélancolie,
Immobile face aux affronts du temps,
J’inhalais le présent.
Des regrets dans la rate,
Des souvenirs au ventre,
Je construisais le moi
Maintenant.

True Blood

•14 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Parce que j’aime toujours autant les histoires de vampires

(et en plus ils choisissent Depeche Mode pour leur trailer, que demande le peuple :D )

Nantes. J’attends.

•5 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Nantes. J’attends. Les nuages sont nombreux, le vent cinglant et douteux. Circulation sous mes yeux. Dans la pénombre qui s’amoncelle, je distingue les boiteux. Et les jeunes filles en noir, cheveux corbeau ; se démarquer, montrer les plaies au monde. Et les fêtards, qui comme moi attendent, rendez-vous hebdomadaire ou bien plus fréquent ; se brûler le gosier se remplir l’estomac de liquides doucereux ; bienheureux sont ceux qui tiennent l’alcool, de même que ceux qui vomissent leurs doutes sur la chaussée car ça soulage. La dame au chapeau jaune, qui jette un regard agacé sur la foule bientôt nocturne ; aigrie, frustrée. Ceux qui s’entassent, harengs en caque, devant l’entrée du marchand de fiction ; imprimer son esprit sur la pellicule, l’emporter sous le bras en partant, la regarder plus tard avec mélancolie. Nantes. J’attends.